FORUM YANN DANH

Cinéma
 
AccueilCalendrierGalerieFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Utopie ou ideal? A méditer...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Yann Danh
Le Taulier
avatar

Nombre de messages : 2923
Age : 42
Date d'inscription : 21/11/2004

MessageSujet: Utopie ou ideal? A méditer...   Sam 26 Nov - 5:46

SOCIALISME : LE MONDE DANS LEQUEL ON POURRAIT VIVRE


Le socialisme quand même



A la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, le terme socialisme jouissait d’un grand pouvoir de séduction. La plupart des partis préoccupés par la « question sociale », l’amélioration de la condition des travailleurs et l’instauration d’une société « meilleure », se disaient socialistes ou sociaux-démocrates. Cette popularité lui valut d’être récupéré, même par les courants qui lui étaient opposés, pour s’attirer les sympathies de la population.



Ainsi, en Russie, après la prise du pouvoir par les bolcheviques, les crimes et massacres commis sous Lénine et Staline le furent sous prétexte de la défense du socialisme. Plus tard, lorsque Hitler entreprit l’aventure qui allait l’amener au pouvoir, le parti qu’il fonda, il ne l’appela pas national-capitaliste (auquel cas, il se serait condamné à un échec irrémédiable !) mais national-socialiste (d’ailleurs, quel parti capitaliste s’appelle Parti capitaliste justement ?). Après la guerre, le programme de nationalisations mis en œuvre par le gouvernement travailliste britannique fut qualifié de socialiste. La force d’attraction du socialisme était telle alors que, dans ce pays, lorsque les conservateurs remportèrent les élections nationales de 1951, ils s’engagèrent à ne pas remettre en cause ces nationalisations (identifiées, de manière erronée, au socialisme). Ce qui leur valut un éditorial du Manchester Guardian intitulé Tory Socialism.



De nos jours, les choses ont bien changé. Les horreurs perpétrées dans les pays « socialistes », de même que les compromissions et la corruption de nos gouvernements et partis « socialistes » s’en sont efficacement chargés… la propagande des médias capitalistes et « socialistes » faisant le reste. Au point que le terme socialisme est désormais indissociable du PS français ou du PSOE espagnol, dans le meilleur des cas, et de pays tels que la Chine « communiste », le VietNam, la Corée du Nord ou Cuba, dans le pire. Au cours des années, ce terme a été à un tel point galvaudé, déformé, décrié, traîné dans la boue et utilisé par les organisations les plus diverses, par les dictatures les plus criminelles et par des gouvernements « socialistes », que rien ne distingue de leurs homologues ouvertement capitalistes, que la tentation pourrait être forte de l’abandonner. De leur côté, les gouvernements capitalistes, trop contents de nous montrer la « chance » que nous avions de vivre de ce côté du Rideau de fer, ne rataient pas une occasion de dénoncer les horreurs commises dans la Russie « socialiste » et ses satellites. Ainsi, grâce aux puissants moyens de propagande des uns et des autres, ce matraquage a imprégné la conscience d’une majorité des habitants de la planète.



Pourtant, parce que nous sommes les héritiers d’une longue tradition de socialistes, dévoués et courageux (nombre d’entre eux payèrent de leur vie leur opposition au gouvernement russe « socialiste » et à ses acolytes), mais aussi, parce que changer de nom, adapter son langage et son vocabulaire chaque fois que nos adversaires et la propagande officielle s’attachent à le dénaturer, c’est capituler et exposer chaque nouveau terme choisi par nous à de nouvelles tentatives de dénigrement, nous restons attachés à l’utilisation du terme socialisme. Socialistes nous sommes, socialistes nous le restons. Ceci dit, ce qui est important, ce n’est pas tant la formule employée que le contenu qu’on lui donne. D’autres expressions sont tout aussi valables : communisme, démocratie sociale, république sociale, la « sociale » comme on disait autrefois, etc.



Qu’est-ce que le socialisme ?

Pour nous, socialistes, le socialisme n’a rien à voir, ni avec les pays ni avec les gouvernements qui se prétendent (ou se prétendaient) socialistes. Un régime dans lequel le patron privé a été remplacé par l’État-patron n’est pas du socialisme, mais une forme particulière de capitalisme : le capitalisme d’État. Quant à la gestion supposée plus « humaine » du capitalisme, préconisée par des partis tels que le PS en France, le PSOE en Espagne ou le SPD en Allemagne, en quoi se différencie-t-elle de celle des gouvernements de droite ? Quels problèmes a-t-elle résolus ? Quelle « humanité » a-t-elle insufflé dans le capitalisme ?



Alors, qu’est-ce que le socialisme, vous direz-vous ? Bien évidemment, nous ne pouvons pas fournir un plan détaillé préétabli. Outre le fait que le socialisme dépend du stade d’avancement et de l’état de la planète dans lesquels le capitalisme nous laissera au moment de son établissement, un plan prêt-à-l’emploi serait contraire au caractère démocratique de la société future. En outre, les détails particuliers et les questions d’organisation seront élaborés, les problèmes rencontrés seront résolus et les mesures adéquates seront prises, au fur et à mesure des situations rencontrées.


Cependant, par comparaison avec le système actuel, quelques lignes générales peuvent être tracées :
1. Le capitalisme est un système de société mondial, basé sur l’appropriation, par une petite minorité de la population – la classe capitaliste –, des moyens de production des richesses de la société. Cette appropriation entraînant la gestion de ces moyens au seul profit de cette minorité possédante, il s’ensuit que, pour permettre leur administration démocratique (par la société toute entière) et l’organisation de la production dans l’intérêt général, le transfert de la propriété de ces moyens à la société est un impératif absolu. L’organisation et le fonctionnement du capitalisme et du socialisme étant mutuellement exclusifs et incompatibles, ces deux systèmes ne pourront cohabiter. Par conséquent, ce transfert de propriété devra s’effectuer à l’échelle mondiale. En outre, de nombreux problèmes, inhérents au système capitaliste (crises économiques, pauvreté, chômage, famine, problèmes écologiques, etc.), ayant un caractère global, leur seule solution – le socialisme – ne peut être que globale.
2. Le capitalisme est une société divisée en classe sociales opposées : d’un côté, ceux qui, possédant les moyens de production – la classe capitaliste –, s’approprient les richesses produites et n’ont pas besoin de travailler pour vivre ; de l’autre, ceux qui en sont exclus – la classe salariée – et doivent travailler pour les premiers afin de subvenir à leurs besoins. Le socialisme, lui, sera une société sans classes puisque les relations de production actuelles, qui découlent de la propriété privée des moyens d’existence de la société, auront disparu.

3. Dans le capitalisme, les biens et les services sont produits dans le seul but de générer un profit pour la minorité possédante. Dans le socialisme, ils seront produits en réponse aux besoins exprimés par la population. La disparition du système du profit signifiera, en même temps, la fin du chômage, de la pauvreté, de la pénurie de logements, de la faim dans le monde, des guerres, etc. qui en sont des conséquences directes.

4. Dans le capitalisme, l’accès aux biens et aux services nécessaires à notre vie quotidienne (nourriture, logement, transports, culture, loisirs, etc.) est limité par la quantité d’argent dont nous disposons. Dans le socialisme, l’accès aux richesses produites sera libre et gratuit puisque la suppression de la propriété privée entraînera l’élimination des opérations d’achat-vente, rendant l’argent inutile. En effet, les richesses produites étant devenues la propriété commune de l’humanité, comment et à qui allons-nous acheter des biens ou des services que nous possédons déjà ? De cette façon, l’accumulation de richesses matérielles par un individu, au détriment des autres, deviendra impossible.

5. Dans le capitalisme, chaque entreprise est gérée de manière autoritaire et égoïste, au seul profit de ses actionnaires/ propriétaires. Dans le socialisme, les moyens de production et les richesses naturelles étant la propriété collective de la société, les membres de celle-ci mettront en place une administration démocratique, tant sur les points de production qu’à travers les structures et les réseaux établis pour assurer l’articulation et la coordination entre les diverses unités de production et les centres de distribution. Débarrassée du carcan de la propriété privée, la société remplacera la démocratie politique limitée, que nous connaissons actuellement, par la démocratie sociale.



L’idée d’une société basée sur la propriété commune des moyens d’existence a une longue histoire. De fait, les premières sociétés humaines ignoraient la propriété privée ou la hiérarchisation de la société en groupes sociaux distincts. Si l’apparition de l’agriculture et de l’élevage, au néolithique, va entraîner l’appropriation des terres, rendue nécessaire par le caractère sédentaire de ces activités, le retour à la propriété sociale, condition nécessaire à la gestion des moyens de production par la société toute entière, dans l’intérêt de tous ses membres, est une revendication constante dans l’Histoire de l’humanité, même si elle n’apparaît jamais dans nos manuels d’histoire officielle. Et grâce au développement de la technologie moderne et des capacités productives, il est désormais possible d’établir une société organisée sur ces bases, pour partager non pas la pénurie mais l’abondance.


Yann study

Je vous invite à continuer votre lecture ici => http://www.democratie-socialiste.net/index.html
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Utopie ou ideal? A méditer...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» IDEAL SODA WATER COMPANY LIMITED / Montréal, Québec ABM
» Une possibilité d'éditer ses textes *
» Le couple ideal?
» A méditer........
» petit proverbe a méditer 6

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
FORUM YANN DANH :: Longs métrages, Courts métrages, Pubs, Clips... :: GENERAL-
Sauter vers: